Le lait, un poison?

 

« Les être humains préfèrent souvent aller à leur perte plutôt que de changer leurs habitudes. »

Léon Tolstoï

Voila un article que j’ai écrit et qui a été publié le 1/03/2011. Avec la prise de conscience grandissante des effets nocifs d’une mauvaise alimentation, et surtout la consommation de certains aliments, j’ai trouvé utile de le republier sur ce blog. Alors pour tous ceux que ça intéresse, et qui ne savent toujours pas pourquoi consommer du lait n’est pas bénéfique pour le corps, voila!

Le lait revêt d’une symbolique un peu sacrée : le blanc, la pureté, l’innocence, l’enfance, la croissance, les os… Bref un symbole qu’on peut difficilement détrôner.
Et pourtant, de plus en plus, des recherches nous montrent que le lait ne serait pas si bon pour la santé, voire même nocif.
Sa grande consommation serait même à l’origine de plusieurs syndromes allergiques et inflammatoires de type eczéma, asthme, acné, polyarthrite rhumatoïde…ainsi que certains cancers comme le cancer du sein, de l’ovaire et de la prostate.

Dans son livre « L’alimentation ou la troisième médecine » le Dr Jean Seignalet nous rappelle que dans la nature, aucun animal, excepté l’être humain, ne consomme le lait d’une autre espèce. De plus, l’homme est le seul être vivant qui continue de boire du lait une fois passé à l’âge adulte !
Le livre de Thierry Souccar, « Lait, mensonges et propagande », sorti en 2007, a aussi secoué l’Académie de médecine.
Au Japon et en Chine, où l’alimentation est dépourvue de lait et de produits laitiers, on retrouve le taux d’ostéoporose le plus bas au monde. C’est tout le contraire dans les pays d’Europe du nord, pourtant grands consommateurs de lait.

Alors pourquoi autant de marketing et d’informations « mensongères » depuis le début du 20 e siècle ?
Essayons de comprendre pourquoi le lait (de vache, le plus consommé) serait aussi nuisible pour notre corps.

Histoire

Pendant plusieurs milliers d’années, les précurseurs de l’homme, puis l’homo sapiens lui-même se sont comportés de la même manière, ils ont absorbé un seul lait, celui de leur mère, et seulement pendant la petite enfance.
Avant le début de l’agriculture intensive, les mères refusaient le lait de vache à leurs enfants le considérant inadéquat. Si elles ne pouvaient les allaiter elles-mêmes, ils étaient confiés à des nourrices.
Ce n’est que depuis une cinquantaine d’années, que le lait de vache a pris la place stupéfiante qu’il occupe aujourd’hui dans la nutrition des enfants, mais aussi des adultes, que la notion de “production” s’est imposée, obligeant l’éleveur à avoir recours à toutes sortes de méthodes pour augmenter la production laitière.
Une vache « normale » ne donne que quelques litres de lait, et au maximum pendant 6 mois, après quoi le veau est sevré, et la vache ne donnera plus de lait jusqu’à la prochaine “portée”. De nos jours une “laitière” donne plusieurs dizaines de litres de lait par jour, toute l’année…
Malgré tout, la consommation de lait est en baisse continue depuis vingt ans, soit 24 % entre 1999 et 2007, selon l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
Cette tendance se dessine déjà dans les grandes marques de produits laitiers. Ainsi Lactel a lancé « Matin léger » en 2000, avec 90 % de lactose en moins, imaginé pour satisfaire les intolérants au lactose.
De plus en plus de produits laitiers sont destinés aux personnes intolérantes, ou désireuses de diminuer leur consommation en protéines animales.

Depuis quelques années, le sujet est polémique dans le monde médical : entre ceux qui prônent encore les vertus du lait (calcium, vitamines…etc.) et ceux qui critiquent cet aliment. Mais le débat sur cet aliment sacro-saint est d’autant plus délicat que l’enjeu économique est énorme. Le secteur de l’industrie laitière (24,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008) est le premier investisseur publicitaire dans l’alimentation, avec 521 millions d’euros en chiffres bruts dépensés en 2009 en France.

 

Allaitement et consommation normale de lait
conservation-lait-maternelL’allaitement maternel est la continuation de la fonction nutritive du placenta et participe à la croissance du bébé. Cette structuration demanderait trois ans d’allaitement pour l’idéal et six mois au minimum. Le sevrage se fera doucement à partir du sixième mois, en introduisant progressivement légumes, fruits, céréales, un peu d’oléagineux et de protéines. Le lait maternel correspond exactement à la constitution biologique du bébé. Il a de multiples fonctions : stimulation de l’immunité, antimicrobien et antiparasitaire, apport énergétique et nutritif, équilibrage du système nerveux par ses acides gras insaturés, véhicule de l’information de croissance adaptée par le message contenu dans ses protéines.
D’après les puristes, après 6 mois, l’enfant peut se passer de lait si sa mère ne peut plus le nourrir, après 3 ans il DEVRAIT se passer totalement de lait et de laitages…

Pourquoi le lait de vache serait un poison ?
Le lait est constitué de cinq composants majeurs: d’eau, de matières grasses, de protéines, de glucides et de matières minérales.
Ces cinq constituants se retrouvent en quantités plus ou moins grandes dépendant de la provenance du lait.
On considère que le lait contient tout ce qui est nécessaire à la croissance et à la santé.
De plus le lait est une excellente source de vitamines A, D, E, K.
Alors pourquoi sa consommation serait-elle nocive pour notre corps ?

1. Informations génétiques inadaptées
Les hormones contenues dans le lait de vache sont des véhicules d’informations et vont transmettre à l’hypophyse du veau des informations adaptées à cette espèce spécifiquement. Chez un être humain, ces informations vont perturber le mécanisme sensible du système hormonal réglé par l’hypophyse et, de ce fait, déclencher toute une série de conséquences néfaste au bon fonctionnement physiologique, que le lait soit bio ou pas !
En revanche, consommer de la viande de vache n’est pas aussi nuisible car on ne retrouve pas ces transmetteurs d’information dans la viande de l’animal.

2. Du calcium inaccessible
Dans tous les laits, comme dans le lait humain ou le lait de vache, il y a du calcium. Mais dans ce dernier, le calcium ne serait pas si disponible à l’organisme humain.
En effet, les protéines spécifiques contenues dans le lait animal, chargées de véhiculer l’information pour constituer l’osséine (filet sur cartilage pour retenir les minéraux) ne seraient pas adaptées pour l’être humain ! Une déminéralisation osseuse va donc faire suite, et le calcium du lait se fixera ailleurs ; cela pourrait expliquer la formation de calculs, kystes, becs de perroquet…etc.
Par ailleurs, la présence de protéines animales est encore un vecteur de cette déminéralisation conséquente à l’absorption du lait.

3. Le lactose
Bien que le lait humain contienne 50% fois plus de lactose que le lait de vache, notre capacité à digérer le lactose diminue avec l’âge.
Jusqu’à l’âge de trois ans, notre estomac sécrète la présure qui permettrait de dégrader le lactose. A partir de cet âge, les cellules de l’intestin doivent fabriquer de la lactase pour dégrader le lactose. Cette sécrétion va diminuer progressivement jusqu’à l’âge de 18 ans pour se retrouver pratiquement nulle à l’âge adulte. C’est pourquoi à défaut de la lactase, le phénomène de fermentation se produit et cause ballonnements, nausées et lourdeurs digestives.
Cela va entrainer un encrassement des intestins, avec, à long terme, des troubles digestifs et une modification de la qualité de notre flore intestinale, garante d’un bon système immunitaire. D’où une plus grande facilité à faire des infections, des syndromes inflammatoires d’une part mais aussi des tendinites, et des douleurs articulaires du fait de la présence d’acide lactique, produit de la fermentation du lactose.

4. Des protéines géantes (PLV)
Les protéines contenues dans le lait de vache sont de très grosses molécules. Chez certains enfants, l’enzyme nécessaire à leur dégradation est encore immature. Ces protéines errent alors, incapables d’être assimilées par les intestins, et débute alors la réaction allergique : Asthme, eczéma, urticaire…etc.

5. Des graisses saturées (mauvaises graisses)
Dans le lait maternel, les graisses sont constituées essentiellement d’acides gras polyinsaturés. Le lait de vache, lui, contient essentiellement des acides gras saturés à grosses molécules lipidiques que le foie de l’être humain a du mal à digérer. Le système biliaire se fatigue par une suractivité pour tenter de dissoudre un produit incompatible avec le système digestif.

Evolution pathologique

Le bébé supporte très mal le sevrage lorsqu’on lui substitue au lait maternel du lait de vache dit « maternisé ». Le rejet et les perturbations sont immédiats. Ses premières manifestations seront des selles qui s’éclaircissent, des nausées et des vomissements, conséquence d’une intolérance au lait de vache, troublant la fonction stomacale ou biliaire. Des rougeurs, des boutons, des croûtes pourront surgir ainsi que des diarrhées.
Les réactions du bébé seront d’autant plus fortes que celui-ci aura de la vitalité. Le bébé, par nécessité, finit par s’adapter tant bien que mal à ce régime alimentaire non spécifique et petit à petit, les manifestations cesseront.
Le premier signal d’alarme se tait. On n’aura ni entendu ni supprimé la cause. La mère s’imaginera que tout est rentré dans l’ordre mais il n’en est rien. Le potentiel vital du bébé sera affaibli, l’amenant vers un terrain fragilisé de moindre résistance.

L’encrassement tissulaire commence dès le plus jeune âge par des problèmes inflammatoires touchant la sphère ORL (sinusite, amygdalite…etc.) mais aussi des infections respiratoires avec sécrétions de glaire (laryngites, bronchites, trachéites…etc.).

A la puberté, l’adolescent, soumis à de nouveaux processus hormonaux, élimine tant bien que mal ses toxines par le biais de la peau. Il existe cinq portes d’élimination ou émonctoires : la peau, les poumons, les reins, le foie et les intestins. Lorsqu’une est débordée, les autres prennent le relais. Jusqu’au moment où le corps se retrouve dépassé, il n’arrive plus à gérer l’élimination de ses toxines.
La cause demeurant, la situation reste inchangée mais des sphères différentes du corps se verront touchées successivement. Les signes de carences se manifestent par des déminéralisations (dentaire et osseuse), des troubles du poids, d’attention, de vision, s’ajoutant aux signes de fatigue et nervosité.

A l’âge adulte, l’inflammation se propagera vers la sphère digestive avec des gastrites, colites, cystites, sigmoïdites. L’invasion inflammatoire se fait du haut vers le bas avec une progression plus ou moins rapide suivant l’état du terrain de chacun et cette pathologie sera d’autant plus tenace et envahissante que les moyens pour arrêter sa progression ne feront qu’affaiblir le potentiel vital par absorption de toxines supplémentaires : médicaments, antibiotiques…etc. Encore une fois, on essaie de soigner les effets et non d’arrêter la cause qui reste ici une intolérance à un aliment non adapté.

Les processus des défenses immunitaires seront grandement affaiblis et la pathologie accédera à des stades irréversibles.
En novembre 2004, une étude menée en Suède, publiée dans l’ « American Journal of Clinical Nutrition », a montré que plus d’un verre de lait par jour doublerait le risque de cancer de l’ovaire.

Par quoi remplacer le Lait ?

agent hydratant lait végétal yaourt soja lait coco cheveux noisette riz amande milletLe lait de soja, le lait d’amandes, le lait de céréales, le lait de riz, lait de coco, lait d’orge…Il existe donc plusieurs alternatives végétales au lait de vache. Pour nos apports en calcium, beaucoup d’aliments en sont très riches tels que les sardines, les amandes, les légumes verts…etc.

Aliments                                                                                            Teneur en calcium (mg/100g)

Wakame (algue séchée)                                                                            1300

Fromages à pate dure (cantal, comte, emmental…)                           1000

Sésame (graine séchée)                                                                              900

Fromages à pâte molle (feta, mozzarella…)                                           500

Sardines à l’huile                                                                                         400

Tofu ordinaire (avec sel de calcium)                                                       350

Amandes, noix, figues séchées                                                                 250

Légumes verts (brocolis, épinards, persil, poireaux, cresson)          200

Yoghourt                                                                                                       160

Lait entier de vache                                                                                    130

En conclusion, je dirais qu’à notre époque, il est difficile de se préserver de tout agent nuisible pour le corps et de vivre de manière « aseptisée ». Néanmoins, il est important de préciser ces vérités afin que nous soyons conscients et d’éviter d’exagérer notre consommation de lait et de ses dérivés, même si les yaourts et certains fromages, déjà fermentés, ne sont pas aussi nocifs que le lait. En gardant cela en tête, il sera peut-être possible de modifier le symbole de pureté que le lait représente pour nous et d’agir en conscience pour conserver un état de santé au mieux.

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